A la lisière de l’abstraction et de la figuration, entre le dessin et la peinture, Jan K. nous amène dans son monde, de façon enjouée, puissante et mystérieuse et nous raconte des histoires… infinies.

 

S’arrêter un instant, attraper un fil, une ligne, et partir avec elle au fin fond de la toile…

 

La gestuelle des tracés est ressentie et impulsive, les lignes vibrent et nous interpellent, s’affirment peu à peu dans leur contemplation.

 

L’émotion est là et deviant palpable.

 

L’art de Jan K. ne s’explique pas sans prendre en compte le processus d’avant le trait. La difficulté n’est pas le sujet, puisque qu’il vient naturellement et de façon spontanée.  Peindre comme un enfant semble facile, mais ÊTRE cet enfant au pinceau est un état exigeant, un lâcher-prise absolu d’où découle une gestuelle délivrée de tout jugement.

 

Jan K. peint ce qu’elle ressent, ce qui vibre en elle et c’est ce qu’elle veut transmettre avec force et finesse.

 

« Pour un certain type de peinture, c’est instinctif : pas comme si vous étiez en train de peindre un objet ou une chose en particulier, mais comme si ça traversait votre système nerveux(...) La chose n’est pas décrite ; elle se produit. Le sentiment accompagne l’action. La ligne suit le sentiment, quelque chose de doux d’abord, d’onirique, qui devient quelque chose de dur(…) la fin de quelque chose, le commencement de quelque chose. »

Cy Twombly, entretien avec David Sylvester, 2000.

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